3 questions aux fondateurs de l'Observatoire - Valérie Decroix

Espace de discussions, d’échanges, d’études et de réflexion, l’Observatoire des Conversations est avant tout une communauté d’experts qui aident les organisations à mieux connaître leur maturité conversationnelle en mettant en commun leur curiosité, leur expérience et leurs regards pluridisciplinaires. Dès lors qui mieux que ces experts pour vous présenter l’Observatoire ? Conversation autour de trois questions avec Valérie Decroix.

Pourquoi un Observatoire des Conversations ?
Valérie Decroix : « Conversation » génère 801 millions d’occurences sur Google. Et presqu’autant d’acceptions ! Au-delà du buzzword, le besoin de conversation croît avec l’usage des technologies numériques. Autrement dit, nos smartphones et nos tablettes génèrent, dans nos vies professionnelles (et personnelles, mais c’est un autre débat) un double mouvement : une exigence de réactivité, de réponse personnalisée de la part de tous nos interlocuteurs, avec en parallèle le retour à des échanges contributifs, riches, respectueux. Pour autant, la réalité de l’impact de ces conversations, comme l’alchimie des composantes du succès sont très peu étudiées. L’Observatoire s’est donné cette vocation : outiller les organisations pour qu’elles tirent le maximum de bénéfices de conversations bien menées avec leurs parties prenantes.

Pour vous, qu’est-ce que la conversation ?
Valérie Decroix : La meilleure définition, selon moi, a été proposée par les Lumières. À savoir : cet échange se construit sur la base de l’écoute et du respect, avec ou sans intention ; par ses rebonds entre deux ou plusieurs individus placés d’emblée sur un pied d’égalité, la conversation favorise la compréhension mutuelle, l’exploration d’idées et la créativité ; orale ou écrite, en temps réel ou asynchrone, personnelle ou professionnelle, la conversation constitue un substrat de choix du lien et du sentiment d’exister. J’ajouterai que même dans les cas où elle ne débouche pas sur une action ou un accord, une bonne conversation y contribue.

Quelle est votre propre expertise conversationnelle ?
Valérie Decroix : Près de deux décades d’études et de conseil m’ont confortée dans l’idée qu’il ne faut préjuger de rien et que seule l’écoute bienveillante, complétée par le questionnement et la remise en cause permanente, permettent d’entendre et de comprendre les enjeux, tenants et aboutissants, surtout d’ailleurs dans ce qui n’est pas exprimé…
S’intéresser, se transposer, chercher à en savoir toujours plus, nourrissent la conversation et permettent les partages d’expérience, utiles dans tous diagnostics et accompagnement.

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