Communication oui mais surtout, conversation...

Nous sommes clairement dans l'instant, le "Live" prédomine, avec l'impérieuse nécessité d'une réactivité immédiate pour argumenter, contrecarrer, répondre, inciter, communiquer etc...

Au milieu du siècle dernier, Roman Jakobson travaillait déjà sur les 5 facteurs constituants de la communication :
– l’émetteur
– le destinataire ou récepteur
– le contexte auquel renvoie le message, verbal ou susceptible de l’être, mais aussi contexte dans lequel le message est reçu
– le « code », mode d’emploi, univers sémantique, éléments de langage…
– et enfin, le « contact », nécessaire pour rendre effective, établir ou de maintenir la transmission d’informations.
A l’époque, il ne distinguait que la mise en relation physique ou connexion psychologique…
Mais de nos jours, avant même de communiquer, il aura fallu attirer l’attention, se distinguer, capter un peu du « budget temps » de vos consommateurs, usagers, clients prospects… de plus en plus partagé entre les différents médias et immenses possibilités qu’offre la Toile…

Pour cela, il est devenu indispensable d’entendre leurs attentes, de décrypter leurs comportements…
Ecouter toutes leurs contradictions et envies, idées reçues et convictions ne peut qu’aider dans ce contexte où l’enjeu n’est plus d’avoir accès à l’information mais d’accéder au plus vite à celle jugée comme étant la plus fiable et incontournable…

Au-delà des études, au quotidien, s’impose la nécessité d’interagir avec vos différentes parties prenantes : clients, prospects mais aussi collaborateurs internes, influenceurs, fournisseurs, experts, média… 
L’objectif ? écrire la partition pour (re)composer vos échanges et interactions avec vos  publics dans une logique constructive, interactive… Converser donc…

« La conversation, charmante mais difficile escrime » (Maupassant)

Theodore Zeldin, historien sociologue anglais, qui réfléchit et travaille sur ce sujet depuis près de 20 ans, a une analyse très critique des process conversationnels actuels : 
« La culture française a dominé le monde par son art de la conversation (particulièrement au XVIII° siècle). Si, actuellement, la culture française est dans un état de crise sans précédent, c’est parce que l’art de la conversation concernant des sujets essentiels s’est transformé en une dialectique sur des sujets futiles »

Passionnés par ce sujet au sein de l’Observatoire, nous sommes convaincus qu’une Conversation bienveillante, se nourrissant d’échanges et d’écoute permanente, construite et aboutie entre organisations et parties prenantes, permet d’aller plus vite et plus loin dans un intérêt partagé.

Je conclurais en citant Daniel Goleman (co-président du Consortium de recherche sur l’intelligence émotionnelle dans les organisations, basé à la Graduate School of Applied and Professional Psychology à l’Université Rutgers) :
« Une conversation satisfaisante est une conversation qui vous fait dire des choses que l’on n’a jamais dit auparavant « .

Découvrez votre niveau de conversation (en cliquant ici)

Crédits photos : © Wikipedia

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